Deuxième congrès mondial Contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles

Le Bon Pasteur au deuxième congrès mondial Contre l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, À New Delhi, du 29 au 31 janvier 2017

Rapport des Sr. Vimala Bai &Sr Jacquline Dhas

La prostitution est une absence de choix; ce n'est jamais un choix. Le mois dernier, le BP a été représenté au Deuxième congrès mondial contre l'exploitation sexuelle des femmes et des filles à New Delhi, par quatre sœurs de l'Inde (Hilda John, Vimala Bai, Jacquline Dhas et Zita Oliver) et une des Philippines (Ailyn Binco). Ce congrès a été organisé par CAP International (Coalition pour l'Abolition de la Prostitution) et Apne Aap (WwomenWorldwide). Ces organisations forment une coalition d'ONG fournissant une assistance directe aux victimes d'exploitation sexuelle. Le congrès a mis l’accent sur l'exploitation sexuelle des femmes et des filles les plus marginalisées dans le monde. Des militants, des organisations de la société civile et de jeunes survivants ont participé au congrès pour combattre le commerce du sexe en Inde et à l'étranger. C'était une occasion pour le Bon Pasteur de participer et d'articuler nos positions sur la justice économique, la prostitution et la violence contre les femmes et de se joindre à d'autres pour promouvoir la dignité de tous. Nous étions vraiment heureuses de faire partie de ce mouvement mondial et d’assurer la prise en compte du thème “The Last Girl First”.

La séance d'ouverture du congrès débuta avec la prise de parole d’Ashley Judd l'actrice et ambassadrice de bonne volonté, puis ont pris la parole pour «last girl» les femmes de l'Inde, de l'Irlande, de la France, des États-Unis, de l'Afrique du Sud, du Bangladesh, du Népal et du Canada. Elles ont survécu et ont quitté le système de prostitution.

L’ouverture

Ashley Judd, féministe, activiste et ambassadrice de bonne volonté à UNFPA lors de son allocution d'ouverture.

Les participants/l’audience lors du “Mouvement international des survivantes contre l’exploitation sexuelle"

400 représentants de la société civile, des dirigeants et des décideurs de 30 pays et 5 continents ont participé à ce congrès. Plusieurs participantes étaient des survivantes de la prostitution donc de nombreuses femmes et de filles des plus marginalisées à savoir : des autochtones, des castes considérées comme inférieures, des personnes de couleur ou d'autres minorités. Il y avait aussi des participants actifs de mouvements de jeunes, d’étudiants, des syndicats, des représentants du secteur des nouvelles technologies et des membres des parlements

Ces trois jours de rassemblement étaient repartis en réunions plénières et ateliers de travail autour des thèmes suivants:

  • -  La lutte contre l’exploitation sexuelle de femmes et de filles les plus marginalisées dans le monde

  • -  Les survivantes de la prostitution se mobilisent contre le concept l’exploitation sexuelle commerciale

  • -  La dynamique et les défis dans les pays de la région Asie

  • -  Les mouvements de jeunes et d'étudiants pour l'abolition de la prostitution

  • -  La création d'une coalition intersyndicale internationale contre l'exploitation sexuelle

  • -  La valorisation et un meilleur usage des nouvelles technologies dans le combat contre l'exploitation sexuelle commerciale

Nous, les Sœurs du Bon Pasteur, sommes bien décidées à travailler en faveur de l’abolition de toutes les formes d'exploitation sexuelle, et à bâtir une société forte et inclusive basée sur la justice sociale et l'égalité entre les sexes et donc des sociétés sans prostitution. Nous sommes de retour ce congrès, plus renforcées et encouragées, prêtes à partager dans nos programmes les nouvelles stratégies, et des outils appris afin d’optimiser #lastGirlFirst!

Nous sommes reconnaissantes aux ambassades de Suède, de France et d'Australie qui ont appuyé les événements du Congrès. 

Participantes aux atéliers (de gauche à droite): Sr. Hilda John, Sr. Ailyn Binco, Sr. Jacquline Dhas, Grizelda Grootboom (une survivante d’exploitation sexuelle et auteure, elle travaille pour Embrace Dignity, une ONG sud africaine), Sr. Zita Olivera, Sr. Vimala Bai. 

Traduit en français par : Solange Hounghbo- Tchoungui