Le SAM avance de manière stratégique

Article du Secteur Angola-Mozambique (SAM)

 

Les sœurs travaillent à l'autonomie des filles, femmes, enfants et leurs familles en Angola depuis 1963 et au Mozambique depuis 1995. En 2013, un Bureau local pour le Développement des Missions (BDM) a été créé pour aider la mission à grandir et à devenir plus efficace. Depuis lors, en partenariat avec la Good Shepherd International Foundation, les sœurs ont revu et amélioré les services existants et développé de nouveaux programmes, gérés de manière professionnelle. Elles ont amélioré leurs initiatives en matière de formation de compétences, d'alphabétisation des adultes, d'éducation formelle et informelle, de soins de santé maternelle et infantile et, depuis 2015, ont mis en place des programmes de formation professionnelle, de microcrédit et de développement communautaire.
 

En 2019, le secteur a lancé son plan stratégique quinquennal pour lutter contre la faim et la pauvreté dans les communautés où il travaille. D'ici 2023 - date à laquelle le secteur fêtera ses 60 ans de présence en Angola - le plan vise à avoir atteint les quatre résultats suivants :
 

yes Amélioration des systèmes de protection sociale et des conditions de respect des droits des femmes, des enfants et des jeunes.

yes Amélioration de l'accès à la santé et à l'éducation pour les femmes et les jeunes.

yes Amélioration de la durabilité par la subsistance et l'autonomisation économique des femmes et de leurs familles.

yes Amélioration des compétences en organisation pour la gestion des projets et des interventions sociales.
 

La réalisation de ces objectifs devrait améliorer la vie et restaurer la dignité de 200 000 personnes des communautés-cibles, dont 20 000 enfants et femmes vivant dans une extrême vulnérabilité.
 

Ces améliorations sont déjà en cours au Centre ‘Susan Marie Chia’ d'alphabétisation des adultes et de formation professionnelle à Talatona, Luanda, en Angola. Ouvert en 2016, le centre propose des cours d'alphabétisation, des formations qualifiantes en cuisine et pâtisserie, couture et confection, informatique, musique, anglais et soutien scolaire. Le centre propose également des programmes de microcrédit en lien avec le marché du travail. Chaque année, 600 étudiants en moyenne fréquentent le centre ; cette année, entre janvier et avril, 198 personnes, inscrites à des cours au centre, ont réussi à entrer sur le marché du travail formel et informel.

 


Quelques-unes des jeunes filles et des femmes, âgées de 16 à 50 ans qui ont été diplômées
en mars de cette année au cours de couture et de confection du Centre ‘Susan Marie Chia’.

 

Depuis 2020, un projet pilote vise à combler le fossé entre agriculteurs locaux et marchés. L'initiative agricole et d'entreprise sociale travaille avec des familles vulnérables par le biais de l'agriculture urbaine et rurale dans de petits espaces. Gilberto Tomé, le responsable des opérations du projet - qui a suivi une formation d'agronome à Cuba - a travaillé avec sœurs, partenaires laïcs, participants au projet et a embauché du personnel occasionnel pour installer des serres, des réservoirs et un système d'irrigation, nécessaire pour faciliter l'arrosage étant donnée la survenue éventuelle de longues périodes de sécheresse.
 


Gilberto Tomé, le responsable opérationnel ; les semis dans la serre seront transplantés sur le terrain irrigué.
 

On espère que cette initiative sera étendue à la communauté de Camabatela, dans la province de Cuanza Norte. Ici, dans le nord de l'Angola, les sœurs fournissent des services de santé au Centre de santé infantile et maternelle depuis 1997. Ils sont fournis à des coûts abordables ou gratuitement pour les personnes vulnérables vivant dans les villes voisines et les zones environnantes. Le centre assiste plus de 400 naissances par an avec une moyenne totale de plus de 4 000 patients.
 

En plus du centre de santé, un centre de formation professionnelle offre aux enfants et aux adultes la possibilité d'accéder à des cours de musique, d'informatique, d'alphabétisation et d'anglais - avec 55 étudiants par jour. Certains élèves qui fréquentent l'école sont obligés de parcourir de longues distances à pied car il n'y a pas d'établissements scolaires dans leur région. Pendant ce trajet, ils risquent d'être attaqués par des animaux sauvages, des prédateurs sexuels et d'autres menaces. Jusqu'à présent, la communauté de Camabatela les a accueillis et hébergés pendant leurs études. La construction d'un nouveau Centre d'hébergement est en cours, mais les fonds manquent pour ce projet.
 


Vue de face du nouveau centre d'hébergement en construction.
 

Le reste du plan quinquennal sera supervisé par la nouvelle responsable du secteur, Sr. Marcelina Domingos, et son conseil Sr. Eva Ribeiro, Sr. Vioria Simão, et Sr. Serafina João qui a pris ses fonctions le 24 avril, 2021, le jour de la fête de notre fondatrice, Sainte Marie Euphrasie.